Tour d’horizon de la ville de Pontivy

La commune bretonne de Pontivy, histoire, culture et patrimoine de la ville Pontivyenne en Bretagne.

L’histoire de Pontivy

L’histoire nous raconte que Pontivy aurait été fondée durant le 7e siècle par Ivy, un moine breton qui est également le saint patron de la ville de Pondy. L’histoire a façonné un destin original et exceptionnel qui fit successivement de Pontivy la capitale de la vicomte puis du duché de Rohan, puis la place forte du protestantisme en Bretagne, acteur primordial de la Révolution et enfin, une ville moderne durant l’époque de Napoléon et de l’Empire jusqu’à devenir une ville importante du département du Morbihan. La commune est aussi voisine de Guemene Sur Scorff, bourgade bretonne réputée pour son andouille de qualité

Première citation de Pontivy au 12ème siècle

Le moine breton Ivy est désigné dans les écrits anciens comme le fondateur originel de la ville de Pontivy. Le moine Ivy est originaire du monastère écossais de Lindisfarne. Au cours du 7e siècle, le moine breton aurait construit un petit oratoire aux abords de la rivière du Blavet puis il y aurait établi un pont, ce qui aurait donné au lieu le nom logique de Pontivy. Mais en l’absence de preuves et de vestiges de la ville, le passé de Pontivy a d’abord été élucidé a partir des écrits du 12e siècle. Pontivy apparaît pour la première fois dans un texte date des 12e-13e siècle qui fait part de l’hospitalis de la localité comme une propriété exclusive des chevaliers de Saint-Jean Jerusalem. A cette époque, Pontivy est alors la propriété de la vicomte de Rohan née au siècle précédent et fruit du partage de la vicomte de Porhoet. La vicomte de Rohan tient son nom du lieu-dit Roc’han, lieu d’édification du premier château de la dynastie.

Pontivy, chef-lieu du vicomte de Rohan

Au 14e siècle, la ville de Pontivy et la vicomte de Rohan vivent la période difficile de la guerre de succession de Bretagne. En 1341, les Rohan se sont en effet rangés du côté de Jeanne de Penthièvre, mariée a Charles de Blois et qui avait le soutien inconditionnel du roi de France contre Jean de Montfort, lui-même supporté par le roi d’Angleterre. En 1396, Pontivy est désignée comme chef-lieu de la vicomte grâce aux hommages qu’Alain VIII de Rohan a reçu de la part de ses vassaux au sein de la ville de Pontivy. La cité définit ainsi clairement sa position de chef-lieu au sein de la vicomté tout au long du 15e siècle. En 1485, un autre château est construit sur une colline dominant la rivière du Blavet.

Ce nouveau château est efficacement fortifie et très largement agrandi pour accompagner le développement de la ville. Ainsi, de nombreuses foires et moulins apparaissent, la dimension des halles de Pontivy est décuplée et tous ces agrandissement démontrent bien le nouveau rang de la ville au sein de la Bretagne. Cette période de tranquillité et d’expansion est de courte durée car en 1487 et 1488, une guerre oppose le duc François II au roi de France et le résultat de cette guerre d’indépendance bretonne sera le mariage d’Anne de Bretagne avec Charles VIII. Le mariage de la plus célèbre duchesse de Bretagne signe la fin ineluctable de la longue et enviée indépendance bretonne. Durant cette période, la ville de Pontivy est passée entre de nombreuses mains. Elle a notamment été assiégée et conquise par le duc de Bretagne mais elle revient finalement aux mains des Rohan en 1490.

Le nouveau rang de duché pour la vicomte de Rohan

L’an 1562 voit débuter les guerres de religion en Bretagne. La ville de Pontivy est un lieu stratégique que se disputent les Catholiques et Huguenots car en 1561, Henri 1er de Rohan y a établi une Église réformée. Le 3 décembre 1589, Pontivy se fait conquérir par la Ligue et ses alliés espagnols. Pontivy restera une garnison espagnole jusqu’à la l’application du célèbre Edit de Nantes, en 1598, qui offre aux Protestants 150 places de vie, parmi lesquels seize lieux de mariage dont le château fort de Pontivy. La ville est alors une nouvelle foie rendue à la famille des Rohan. Apres cette periode d’invasion étrangère, Pontivy connaîtra durant le 17e siècle un nouvel essor démographique, économique politique et social. En 1603, la vicomte a été positionnée en duché-pairie par Henri IV. A ce titre, l’autorité de Pontivy concerne ainsi les châtellenies de La Cheze, La Trinité et Loudéac. Grâce à cette nouvelle stature, les foires de Noyal (la Noyale, la Houssaye, la Brolade) sont également transférées au sein de la commune de Pontivy et les halles aux grains sont bâties sur la place de l’Eglise de Pontivy.

Révolution française : la commune à l’avant garde

Durant la première moitié du 18e siècle, de nombreux changements apparaissent dans la bourgade : L’hôpital est construit, un champ de foire et une promenade publique voient le jour. Mais à côté de cela, l’économie de la commune est exécrable, la famine et la misère sont omniprésentes et la ville jouit d’une faible réputation. Pour chiffrer cette situation, on peut affirmer avec certitude qu’en 1787, 6 habitants de Pontivy sur 7 vivent sous le seuil de pauvreté, seuil extrêmement bas à l’époque. De cette situation sans précédent pour la ville, la ferveur de la Revolution Francaise prend rapidement racine à Pontivy car elle défend farouchement les revendications du tiers-etat. Jusqu’en 1792, Pontivy s’engage dans la bataille contre le domaine congéable, tradition du droit originel breton menaçant les paysans du Morbihan, du Finistère et des Côtes-du-Nord. Ni la Terreur, ni les chouans qui attaquent et menacent Pontivy, ne parviendront à détourner la ville de sa ferveur révolutionnaire. A la fin de la Révolution Française, Pontivy est comparée à une forteresse républicaine au cœur de la Bretagne.

Pontivy, alias Napoléonville sous l’Empire

En 1802, Napoléon Bonaparte ordonne l’édification d’une nouvelle ville de Pontivy et de faire dévier la rivière du Blavet jusqu’à Hennebont. Pour l’empereur, il faut absolument construire un espace pacifiste et civilisateur dans une région de Bretagne secouée continuellement par les guerres civiles depuis une dizaine d’année. Le 9 novembre 1804, Le nom de Pontivy change et devient Napoleonville. La première pierre de la nouvelle cité bretonne napoléonienne est posée le 12 août 1807. La modernisation et la transformation profonde de la commune de Pontivy est très longue et durera près de 75 ans, c’est a dire une éternité pour l’époque.

Mais le changement est radicale. Pontivy devient une cité moderne, dessinée par de larges voies de circulation pavées et parcourues de jardins. Pontivy voit apparaître en son sein un lycée, une caserne, une prison, une mairie, une sous-préfecture, un tribunal et même un théâtre. De grandes et chics habitations bourgeoises apparaissent également pour accompagner l’essor économique de la ville. Grâce au génie architectural de Napoléon, Pontivy est extrêmement bien desservie avec de nombreuses voies de circulation : la commune de Pondi profite des cette epoque de routes, des voies de chemin de fer et des canaux de navigation. En près d’une centaine d’année, l’amélioration de la situation de Pontivy va permettre le doublement de sa population, ce qui en fait de nos jours une des villes les plus importantes du centre Bretagne.

Pour aller plus loin…

Une sélection d’ouvrages qui vous permettront d’en savoir plus sur la cité Pontivyenne

Pour plus d’information, je vous invite à vous rendre sur le site officiel de la ville et sur le site de la communauté de commune de Pontivy.

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